Je suis régulièrement sidérée par des choses que j’entends, à droite à gauche : des raccourcis, des amalgames et des simplifications à l’extrême de concepts qui, de fait, perdent toute leur substance.
Que tu connaisses la Méta® ou pas, cet article va t’intéresser : je parle ici de comment l’ego récupère tout ce qui lui tombe sous la main, y compris les outils de ce qu’on appelle le développement personnel ou la connaissance de soi, pour en faire de la soupe —et s’assurer que tu restes bien où tu es.
L’ego
Juste avant d’entrer dans le sujet, je vais te donner ma définition de l’ego.
L’ego, c’est quoi ?
L’ego, c’est une protection énergétique que tu as commencé à te créer dès tes premiers instants de contact avec la matière, à savoir dès ta conception.
Cette protection s’installe autour de ce que tu as de plus précieux : ton essence. En fonction de ton histoire et de tes expériences de vie, certaines parties de ton essence vont être très protégées (l’ego aura créé de nombreuses couches de protection à cet endroit) alors que d’autres le seront moins.
Quand l’ego agit à ta place
Ce qui devient pénible avec l’ego, c’est qu’il y a plein d’endroit de ta vie où c’est lui qui interagit avec l’extérieur : il a pris le contrôle sur ta vie. Ce sont tous les endroits où tu ne te sens pas entièrement maître de toi et de ce que tu vis.
Ce sont les espaces en toi où tu fonctionnes en pilotage automatique. Tu sens que quelque chose en toi agit et répond, et que tu n’es pas spécialement d’accord avec comment ça se passe, mais tu n’as aucune idée de comment arrêter le bordel.

Arrêter de le nourrir
En réalité, l’ego n’est pas à voir comme un ennemi à abattre mais comme une forme énergétique à laquelle tu as donné une mission et l’énergie pour la remplir, au commencement de ta vie, sans le savoir. Et aujourd’hui, si tu veux vivre à partir de ton essence et exprimer pleinement qui tu es, ça va te demander d’être extrêmement déterminé·e dans ta volonté de lui reprendre le pouvoir. Il va falloir arrêter de le nourrir.
Si tu mets ton énergie dans de la lutte, tu le nourris. Si tu mets ton énergie dans une observation fine de ce qui se passe en toi, alors là, tu vas voir précisément à quel moment tu le nourris et, petit à petit, tu vas pouvoir arrêter. Il va donc perdre en puissance.
Je me suis amusée à jouer le rôle de l’ego dans cette vidéo, si tu veux mieux comprendre ce que c’est !
Dans l’absolu, tu peux vivre avec ton ego, sans rien changer. Mais si tu lis ce post, c’est qu’a priori tu as fait un choix différent : tu veux reprendre le pouvoir et devenir souverain·e de ta vie.
L’ego en action
Pour faire ça, tu vas probablement chercher des outils ou des accompagnements, pour t’aider et pour aller plus vite. Ton ego faisant feu de tout bois, il va chercher à récupérer tout ce qui lui tombe sous la main. C’est ce qui pourrait se passer avec la Méta®, où il pourrait chercher à simplifier tout ce que tu découvres, pour en vider la substance.
Tout simplifier
Tout simplifier, c’est une stratégie de l’ego pour réduire à néant la puissance d’un outil ou de quelque chose que tu as à disposition pour avancer.
Avec la Méta®, ça consiste à simplifier les notions à outrance pour les rendre anecdotiques et superficielles donc inutilisables. Les phrases que j’entends régulièrement et qui m’agacent prodigieusement, c’est par exemple :
- Moi j’ai besoin de temps seul, sans les autres, donc je ne peux pas être autre chose que Ligne.
- Je suis hypersensible et donc je dois être Unda.
- Nan mais moi je suis Hiver, ça ne fait aucun doute parce que je suis très radicale, et donc je n’ai pas le droit aux couleurs chaudes donc j’en porte pas [dit une personne Printemps qui clairement n’a pas été bien accompagnée].
- Moi clairement, je suis Unda parce que je mets beaucoup de temps à prendre des décisions.
- Je suis quelqu’un qui observe beaucoup, je mets du temps à aller vers les autres, je pense que je suis Été.
- Je pense qu’il n’est pas Losange mais Cercle, parce qu’il a le visage rond.
- Je dois être Aer parce que j’ai vraiment besoin de légèreté dans ma vie.
- Ah mais quand je te vois dans les couleurs vives que tu portes, je pense que tu es Hiver, tu es sûre d’être Été ?

Ici ce sont des exemples avec la Méta®, mais j’entends et je lis des choses similaires à partir d’autres outils :
- Nan mais moi j’ai la Lune en Scorpion donc faut pas chercher, je sais pas dire les choses sans que ça pique.
- En Human Design je suis Manifestor Generator, c’est pour ça que je m’éparpille.
- Toi t’es Taureau donc t’es lente, c’est comme ça.
Est-ce qu’on peut arrêter avec ce niveau zéro de subtilité ? Est-ce qu’on peut arrêter avec la superficialité ?
Se taper sur les doigts
Un outil, on peut s’en servir pour construire quelque chose mais aussi pour se faire mal. Avec un marteau, je peux taper sur un clou pour construire un truc mais je peux aussi me taper sur les doigts —ou sur toute autre partie de mon corps que je jugerais opportune de maltraiter.
Si tu veux prendre la Méta® ou n’importe quel autre outil à ta disposition pour te maltraiter de la sorte, faire de la soupe et continuer à tourner en rond dans ta vie en te donnant l’impression de bien comprendre le monde, ça te regarde. Nous, on t’aidera pas là-dedans.
Rester en surface
Si tu as peur de la profondeur et de l’inconnu, je te recommande de te tourner vers les ersatz de Méta® ou le conseil en image : ils sont creux, fades, on y dit tout et n’importe quoi et ça devrait parfaitement faire le job de te mettre dans une case mal dégrossie mais qui te donne la sensation d’avoir tout compris et d’être plus avancé·e que les autres, auxquels tu souris quand même toujours, par bienveillance condescendance.
Dans le milieu de la connaissance de soi, il y a de tout : des personnes qui ont un fort niveau d’exigence, ont approfondi la compréhension de leur outil et accompagnent avec une posture propre, et puis des personnes qui n’ont pas conscience de leur ego et de comment il s’empare de leur outil et qui prennent le pouvoir sur leurs clients sans s’en rendre compte —avec toutes les nuances possibles entre les deux.
La première catégorie est rare, par contre, il faut le souligner.

Rester en surface, c’est donc possible ! Tourner en rond aussi, se raconter qu’on avance, tout ça… Moi, la surface ne m’intéresse pas. Faire n’importe quoi avec un concept dont on maîtrise pas les tenants et les aboutissants, je n’aime pas ça. C’est pourtant la grande majorité de ce que je vois dans le paysage de l’accompagnement.
La Méta® met en lumière ton essence, ce que tu es profondément au-delà de ton ego et je ne prends pas ça à la légère. La soupe Méta-peu-près, je n’en veux pas mais plus que ça : j’ai à coeur d’en parler pour permettre à celles et ceux qui en font sans le voir d’en prendre conscience.
Ces phrases que j’ai listées plus haut, c’est pas de la Méta®. C’est de la merde égotique. C’est ce qui se passe quand on a pas envie de faire le travail qu’on est venu faire sur Terre et qu’on croise le chemin de la Méta® : l’ego, qui est aux commandes, s’en empare et fait n’importe quoi avec.
Les productions de l’ego
Les phrases que j’ai listées plus haut sont une pure production de l’ego. Qu’est-ce qui me fait dire ça ? Eh bien parce que toutes ces phrases ou idées, sans exception, sont simplement le reflet d’une incapacité à comprendre les mots et les concepts utilisés. C’est de la soupe.
Et c’est notre ego qui nous maintient dans ce niveau de superficialité.
- La Ligne, c’est pas “avoir besoin d’être seul”.
- Le Cercle, c’est pas “avoir le visage rond”.
- L’Été, c’est pas “être en retrait”.
- L”Hiver, c’est pas “être radical”.
- Unda, c’est pas “être lent à prendre des décisions” ni “être hypersensible”.
La réalité derrière l’ego
Toutes ces notions correspondent à des réalités énergétiques et la Méta® n’est pas là pour en faire une simplification ultime qui aboutit, comme on le voit, à du n’importe quoi, mais pour montrer la voie qui permet d’accéder à ces réalités énergétiques.
Nettoyer l’espace entre soi et la réalité
C’est exactement la même chose avec d’autres outils de connaissance de soi : il peut y avoir une vraie pureté de l’outil au départ mais, si c’est récupéré par l’ego sans conscience, il en fait de la soupe et tout le potentiel de transformation et d’élévation s’en retrouve anéanti.
Pour éviter ça, déjà on ne peut pas l’éviter complètement au départ, on tombera dans des pièges, c’est comme ça. Mais ensuite, pour avancer, le seul moyen de tomber de moins en moins souvent dans les pièges, c’est d’apprendre à nettoyer l’espace qui nous sépare de la réalité. Il y a à affiner notre capacité d’observation pour discerner, en nous, tout ce qui est là mais qui n’a rien à y faire.
C’est un travail minutieux et de longue haleine. Ce n’est évidemment pas le travail que font la majorité des accompagnants sur le marché, ce n’est pas non plus le travail qui nous est proposé la plupart du temps parce que le minutieux et le temps long, c’est tout sauf sexy !

Capter les subtilités énergétiques
Ces réalités énergétiques, nommées plus haut, on ne les capte pas en lisant un bouquin —le mien est ici. Lire un bouquin, ça permet de comprendre à quoi tu as affaire et de pouvoir décider si tu veux aller plus loin ou pas. Ça te permet de sentir si ça te parle. Mais ça ne te permet pas de saisir les subtilités d’un outil, surtout pas de la Méta® qui s’expérimente, se vit, se sent.
Rester alerte
Ces réalités énergétiques, on les capte en s’impliquant pleinement dans son rôle d’élève. Pas l’élève de Flora Douville, même si c’est le cas sur le papier quand tu viens apprendre à Méta Wonderland, mais l’élève de ta propre nature profonde, qui a beaucoup de choses à t’enseigner.
Prendre ses responsabilités
Mais l’ego ne se repose jamais. Ça veut dire que si à un moment tu t’endors, tu estimes que tu as fait assez de travail sur toi, ton ego va se frotter les mains : il a le champ libre pour continuer son job.
Aller voir ce qui est, au-delà de l’ego, ça demande de prendre la responsabilité de ce qui se passe en toi. Et ça, ça commence par mettre de la conscience dessus, avant de vouloir bouger quoi que ce soit.
Prendre la responsabilité de ce qui se passe en toi, ça veut dire que c’est à toi et toi seul·e de tourner ton regard vers l’intérieur de toi-même et d’observer avec discernement ce qui s’y passe. Personne ne peut le faire à ta place. Personne ne va le faire pour toi. Personne ne viendra même te dire de le faire.
Ça veut dire aussi que, si tu as envie ou besoin d’aide pour le faire, c’est ta responsabilité de demander.
Nous, à Méta Wonderland, nous mettons en place des choses pour t’accompagner sur ce chemin-là parce que oui, à un moment, la simplification des notions ou le sentiment d’être enfermé ça peut être un signe qu’il y a besoin ou envie d’aller plus loin.
Se laisser endormir
Quand on a fait un peu de travail sur soi, la tentation de se poser un peu peut se présenter. S’arrêter pour profiter et reconnaître tout le chemin parcouru, c’est top.
Par contre, il faut être attentif à ne pas s’endormir ou se laisser bercer par les fables de l’ego, qui nous confortent dans nos mécanismes de protection et nous empêchent de bénéficier de toute la puissance que nous avons en réserve.

L’effet boomerang
Pour revenir à cette stratégie qu’il utilise, de simplifier les notions à outrance, ce qu’il y a à repérer en soi, c’est cette volonté de sortir à tout prix de l’inconfort, de la confusion ou du doute.
Se confronter à soi et à des choses de soi qu’on aime pas ou qu’on ne comprend pas, ce n’est pas confortable. La tentation, c’est donc de plaquer une explication dessus pour en sortir rapidement, pour fuir l’inconfort.
Mais faire ça est encore pire, parce que ça te donne l’illusion d’avancer alors que tu fais marche arrière. Et il te faudra du temps pour t’en rendre compte. L’effet boomerang sera probablement plus inconfortable encore que la situation de départ… qu’il te faudra de toute façon traverser.
La paresse
Se laisser endormir, c’est une forme de paresse. Aujourd’hui, dans le monde occidental, on est à un niveau d’infantilisation tellement poussé qu’on pourrait dire qu’on est anesthésiés —ou sous hypnose.
On nous sature d’informations inutiles, vraies et fausses, qui font disjoncter le cerveau. On nous gave de jeux et de divertissements pour nous abrutir et nous empêcher de faire marcher les neurones qui nous restent. On nous empoisonne tout doucement avec des produits inadaptés pour le corps humain.
Tout ça nourrit l’ego, on pourrait même dire que c’est de l’engrais pour l’ego.
C’est donc pas le moment de mollir : c’est le moment de le voir et de se lever avec ardeur pour reprendre son pouvoir personnel. On ne peut pas se laisser endormir et rester dans une paresse confortable.
Toi comme moi, on n’a pas signé pour une vie de léthargie.
Se lever
Ce manque de précision, cette flemmardise intellectuelle, ce manque d’exigence, cette non curiosité pour notre nature profonde n’est pas digne de qui nous sommes, collectivement.
Certes nous ne sommes pas aidés par l’environnement extérieur mais ce n’est pas une raison pour se mettre dans une posture de victime et laisser la vie passer en se soumettant à la médiocrité ambiante.
Parce que oui, derrière ces petites phrases anodines, il y a tout ça. Derrière ces phrases qui pourraient sembler anecdotiques se cache en réalité une paresse intérieure, un abandon. On a pas envie de faire l’effort d’être plus précis, de mieux choisir ses mots ou bien de creuser un concept qu’on connaît mal. On en reste là.
Cette paresse, c’est le reflet d’un rapport à la vie plus global.
Je ne vais pas laisser passer ça sans rien dire. Je suis pas venue pour constater le niveau, ne rien faire et repartir.
Je suis venue sur Terre par amour pour notre condition humaine —même si j’ai parfois du mal à le reconnaître. J’ai à coeur d’aider ceux qui le veulent à se réveiller et à se souvenir de qui ils sont, mais c’est pas moi qui vais aller te chercher chez toi.
Avec mon équipe, on fait le maximum pour ne pas gommer les subtilités amenées par la Méta® : on travaille depuis des années sur notre niveau de précision tant dans notre capacité à percevoir que dans notre capacité à nommer ce qui est perçu, on propose des cadres de travail toujours plus ajustés permettant une transformation toujours plus importante, mais il y a UN point sur lequel nous n’avons absolument aucun pouvoir : est-ce que tu décides de venir nous rencontrer à ce niveau d’exigence et de précision pour petit à petit, te réveiller à qui tu es vraiment, avec nous ?
Ou bien est-ce que tu préfères rester endormi·e et continuer à faire de la soupe avec tout ce qui te tombe sous la main ?
La balle est dans ton camp.
La discussion continue dans les commentaires.
—Flora
Si j’ai compris ce qu’est l’égo,… j’en doute!
Bon, ben j’ai du boulot. Il est partout…
Est-ce que l’égo c’est notre mental quand il est utilisé au mauvais moment?
A outrance?
A samedi